Montcoudoux, mon cocon auvergnat

J'ai toujours trouvé ça ridicule de partir tous les ans en vacances au même endroit, dans le même hébergement. Je remballe mes a prioris maintenant que j'ai fait mon nid dans un gîte d'Auvergne. C'est ça quand on a un coup de cœur !

Ma moitié étant auvergnate, on vient de temps à autre se ressourcer au pays du Livradois-Forez. Blotti au cœur de la région, il faut traverser des paysages verdoyants et rencontrer quelques Salers avant d'atteindre le gîte de Montcoudoux. Il est bien situé, à mi-chemin entre Ambert et Issoire, au calme, mais à distance raisonnable de petits commerces présents sur le village de Sauxillanges. Quelques adresses à faire absolument sont éparpillés de-ci et là : la charcuterie Augier, la Bergerie de Sarpoil, le restaurant de Marthe, l'espace aqualudique d'Issoire.


Nous profitons d'une maison très spacieuse à deux, puisque la maison pourrait accueillir 10 personnes. L'hébergement est bien entretenu et même surtout bien épargné par les bêbêtes que je n'aime pas voir. On y trouve ce que je n'ai à Paris : un poêle à bois, une terrasse, une cheminée d'extérieur pour faire des barbecues, un grand lave-vaisselle, plein d'ustensiles de cuisine, une plaque à induction (je me rends compte en écrivant ces lignes que je suis totalement la ménagère de moins de 50 balais). Et Monsieur est très content de profiter d'un bon ensemble son, d'un lecteur Blu-Ray et d'un porche pour la voiture. Chacun son truc !



Bien sûr tout ceci n'est que matériel, l'âme de ce gîte réside dans la gentillesse et la bienveillance de ses hôtes. Amoureux de leur coin de verdure, ils ont à cœur de vous faire apprécier le pays, sa vie locale, de vous faire découvrir leur terroir et sa gastronomie.

Merci infiniment à eux d'être les gardiens de notre cocon ! On vous embrasse fort et on se dit à très vite.

Lieu dit Montcoudoux
63490 Condat-Lès-Montboissier

Mon coiffeur me quitte

Je l'avais trouvé ! Celui à qui je pensais confier mes cheveux jusqu'à la fin de mes jours. Pourtant il va partir, me laissant les cheveux en friche, la frange à l'abandon.

Il m'a accompagné jusqu'au bout de moi-même en me faisant la coupe au carré. Il m'a permis de voir que les bouclettes, ce n'était pas pour moi. Il avait l'habileté de me faire toujours la (même) coupe que je demande sans qu'elle ne soit jamais pareille. Il me comprend quand je lui dis de ne pas couper trop de longueur mais un peu quand même.

On s'est rencontré dans le 1er (après avoir envoyé J. en éclaireur). Puis après l'avoir perdu de vue, je l'ai retrouvé dans son propre salon, installé confortablement chez lui dans le 18ème. Chez Seby, c'était trop bien : shampoing dans la cuisine, coupe dans le salon, même devant la cheminée l'hiver. Toujours avec la bienveillance et la bonne humeur qui le caractérise.


Le dernier feu 🔥🔥🔥#coiffeurparis #chezseby #coiffeur #paris #parisien #feudecheminee #parisienne #feu #

Une photo publiée par Sebastien Penelet (@chezseby) le


Sébastien, tu me manqueras beaucoup. Je te souhaite une bonne continuation et d'avoir des clientes moins chiantes que moi. Je serais vraiment bien allée dans ton prochain salon, mais j'ai bien peur que le retour en avion ne ruine ton travail.

Bises.

Chez Seby
@chezseby
37 rue Poulet
75018 PARIS

Mon "Terres de Café"

Je considérais le temps passé à glander aux boutiques Terres de Café du Marais, près de mon barista préféré, comme l'expression de ma fainéantise aïgue. Pendant mon séjour à Tokyo, dans le calme et le froid apparent du métro, je me suis surprise à m'imaginer à Terres de Café, au chaud, à voir les clients défilés.

Une photo publiée par Terres De Café (@terres_de_cafe) le

Il y a les fidèles, qui sont plus familiers, qui osent lancer des phrases chocs, voire des blagues à la limite du bide. A peine les portes de la boutique, D. : "Tu servirais un café à une vieille pédale comme moi ?". Quel sens de la dérision et quelle entrée ! G., le jovial commerçant d'en face qui (j'en suis sûre) prépare minutieusement ses blagues le temps de traverser la rue pour son espresso. Le bottier du quartier, B., très mystérieux derrière ses lunettes aux verres fumés, prend sa double dose de caféine. Evidemment, c'est toujours quand il passe que j'ai mes chaussures de merde, confortables certes, mais esthétiquement un zéro pointé. Il y a aussi Beubeu, nez amateur, qui renifle les clients pour identifier un parfum. S'en suit souvent une discussion sur les arômes et les parfums. Ça pourrait passer pour un plan drague, mais même pas. Le plus fidèle habitué, Christophe, le boss lui-même, entre, goûte un espresso, tapote sur l'épaule de son barista et ne repart pas avant d'avoir cherché/oublié un bonnet, une écharpe, ses lunettes ou sa trottinette (depuis longtemps disparue).


Bien sûr, il n'y a pas que les habitués, il y a les clients d'un jour ou deux : super sympathiques mais qui habitent très loin, ceux qui ont vu de la lumière et sont déçus de ne pas avoir de latte glacé à la crème de marron saupoudré de pistaches concassées, ceux qui viennent chercher du café de Cuba parce que celui de leur torréfacteur a un petit goût goudronné de reviens-y, des touristes australiens qui ont trouvé un refuge pour le petit noir.

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Une photo publiée par Terres De Café (@terres_de_cafe) le


Ce que j'aime dans ses boutiques c'est l'esprit de convivialité et de partage. On a envie de discuter, d'être curieux et d'aller vers les gens. Je ne sais pas si c'est la caféine ou les blagues graveleuses qui désinhibent les gens, peut-être les deux, mais putain qu'est-ce que j'y suis bien !

Bontemps, un amour de sablés

Il y a des amours qu'on ne peut s'empêcher de crier sur tous les toits. La Pâtisserie Bontemps est de ceux-là.

J'aime leurs sablés 

Colorés et bien garnis, ils sont tout ronds tout mignons, en forme de pétales de fleur ou de cœurs. La pâte sablée fond littéralement dans la bouche. Quelques grains de fleur de sel viennent chahuter la bouche et réveiller les papilles. Les garnitures aux fraises, aux framboises, à la pistache, au fruit de la passion, au gianduja, à l'ananas-citron vert sont tous exceptionnellement gouteux. Sur les compositions plus grandes, la crème chantilly apporte une touche de gourmandise supplémentaire. La proportion de tous ces éléments est parfaite, les saveurs équilibrées. Pile dans le mille ! Touchés en plein coeur, on savoure ce moment d'émotion intense.

Fleurs à la framboise, au fruit de la passion et à la fraise

Maxi gianduja

Sablés au citron, au fruit de la passion et à la noisette

J'aime aussi leur cake au citron 

C'était l'objet de mon avant-dernier détour là-bas, le cake au citron qui me faisait de l'œil depuis quelques visites. Le gâteau n'est pas trop lourd, il a un bon goût de citron sans être trop acide parce que compensé par le sucre. La texture granuleuse sur les côtés est très agréable en bouche. Pas loin de la perfection, je le trouve juste un tantinet trop sucré.


J'aime leurs sourires 

Je déteste aller dans les pâtisseries prout-prout tirées à quatre poils de cul, où les vendeurs s'imposent une certaine condescendance. On ne peut être plus loin de ce constat chez Bontemps. Les jeunes femmes qui tiennent la boutique sont les créatrices de cette boutique. Accueillantes et avenantes, on y passe un très bon moment à admirer et à choisir ses pâtisseries. Je les adore. Elles sont génialissimes !


Proposant des prix honnêtes compte tenu du plaisir procuré, Bontemps cumule les bons points. C'est indéniablement mon coup de coeur de l'année, peut-être même des deux, trois années passées. Et encore, je n'ai pas goûté les tartes.

Destin tragique pour ce sablé

Pâtisserie Bontemps
57 rue de Bretagne 75003
01 42 74 10 68

Lou Vidalou, au sommet du Saint-Nectaire

Retour d'un road-trip de deux semaines dans le sud-est de la France, se finissant par une de mes régions préférées, l'Auvergne. Qu'importe la brièveté de notre passage , il nous fallait rentrer avec un souvenir de la région des fromages. Tant qu'à faire, on vise le Saint-Nectaire, le fromage préféré de ma moitié. 


AOP Saint-Nectaire

Le Saint-Nectaire est couvert par une Appellation d'Origine Protégée. La zone de production est située à cheval sur le Puy-De-Dôme et le Cantal et son élaboration suit donc un cahier des charges. Le fromage a une croûte grisâtre et sent la terre. Les amateurs apprécient lorsque sa consistance est crémeuse. En bouche, un arôme de lacté prédomine. L'AOP Saint-Nectaire y trouverait même un léger goût de noisette.

A la recherche du Saint-Nectaire parfait

Après avoir goûté les produits de deux fromagers-affineurs, l'un en Auvergne et l'autre réputé à Paris, ceux de plusieurs producteurs, dont un médaillé au concours de l'agriculture ou sur la route des fromages, les Saint-Nectaires qu'on a préféré restent ceux du producteur Lou Vidalou.

Lou Vidalou



Rencontrée sur le marché d'Issoire, cette ferme remporte toujours un franc succès sur son stand. Cette fois-ci, nous sommes allés à la source, soit à Parpaleix dans le Cantal. L'échoppe est toute petite, tout comme la vitrine réfrigérée où sont disposés quelques Saint-Nectaires et du Cantal. Mais la gérante est à l'écoute. A peine, annonce-t-on les caractéristiques qu'on recherche, qu'elle file chercher le Saint-Nectaire qui répondra pile poil à nos attentes en arrière-boutique. Avec son franc-parler, elle nous parle de ses beaux produits avec humilité et avec passion. RAF des concours ! RAF des médailles ! Ce qui compte c'est le goût et le plaisir des clients. Chez elle, le client goûte toujours. Une fois convaincu, emballé c'est pesé (voire livré par la Poste). On sait ce qu'on achète. Pas d'entourloupe chez Lou Vidalou ! Un goûteux Saint-Nectaire plein d'authenticité, vendu à prix plus qu'abordable, moins de 10€ le kilo. 


Merci à eux pour cet excellent fromage ! Ne changez rien, on repasse l'année prochaine. La bise à toute l'équipe et à toutes les vaches.



Sac Margot de Quinoa

Attention ! C'est mon post chiffon de l'année. 

Depuis des années, je suis à la recherche d'un sac à main. Plus difficile que tout le monde, le premier venu ne me convenait pas. Ni le deuxième, ni le troisième, etc. Pourtant mes critères sont simples : cabas, lignes simples, intemporelles, élégant, en cuir, noir, porté épaule possible, pas trop tape-à-l'œil, durable, à un prix raisonnable et que tout le monde n'a pas.

Mon manque de connaissances en mode m'amène à la sélection suivante : le cabas de Vanessa Bruno, le sac plat de Louis Vuitton, le Pliage de Longchamp, le Bao Bao de Issey Miyake. Sélection nulle, archi-nulle. Ils sont trop communs tout en étant trop coûteux par rapport aux matériaux utilisés. Le Issey Miyake aurait pu obtenir mes faveurs s'il n'avait semblé si fragile et si la structure au porté était aussi intéressante qu'au posé. Après maintes recherches alors que je constatais que le mien se désagrégeait lentement, rien n'attire mon attention.

Jusqu'au jour où je visite le MIF et tombe sur la marque de maroquinerie Quinoa qui propose des produits pour la maison ainsi que des accessoires de mode. Ils sont fabriqués en France et bénéficie d'un tannage végétal.

© Quinoa Paris

© Quinoa Paris

© Quinoa Paris

Ce jour-là, j'ai épuisé mon quota de relou-titude avec une des créatrices de la marque. Pour finalement pré-commander un petit modèle Margot noir à anses noires. Le sac est constitué d'une seule pièce de cuir rivetée par endroits pour créer la forme du sac. On peut le déplier entièrement. Le cuir, fabriqué en France, est comme je l'aime, souple et lisse.





Après quelques mois d'utilisation, le sac s'avère solide, voire très solide si on considère mon barbarisme. Aucune trace visible d'usure, le cuir des anses s'est juste un peu détendu. Une gamme d'accessoires permet de rendre le sac plus fonctionnel et de le personnaliser avec différentes tailles et couleurs de anses et de. 

© Quinoa Paris

© Quinoa Paris


Très satisfaite, presqu'au point d'en prendre un second. Un grand bravo à cette jeune marque. Longue vie à Quinoa ! 


Quinoa Paris

Tu sais que ton copain est barista quand...

  • Tu ne peux pas partir en week-end sans au minimum un Aeropress, un moulin manuel Hario et du café de spécialité.
  • Tu voyages et qu'au lieu de visiter des monuments, tu fais la tournée des coffee shops.
  • Ton bagage est archi-plein et qu'il arrive à te câler 5 bouteilles de Volvic.
  • A chaque sortie au restaurant, il demande la provenance du café puis finit par ne pas en prendre.
  • Le lavabo et la poubelle sentent en continu le marc à café.
  • Tu le renifles et que tu te demandes s'il t'a trompée avec une La Marzocco ou avec un paquet de Gesha.
  • De temps en temps, dans tes rêves, tu entends tourner un moulin à café.
  • Tu te fais engueuler parce qu'il vient d'apprendre que tes collègues boivent du Nespresso.

© Barista Guild of America

Le pire, c'est que je sais que je me prends au jeu quand je l'incite à regarder la dernière vidéo du Symposium SCAA parce que c'est très intéressant.

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